Paroisse de Lalleyriat - Le Poizat - Les Neyrolles - Nantua - 01 Ain
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          Avance dans l’Espérance !

Avance dans l’Espérance !

Merci, Bartimée pour ta confiance dans la supplication : "Fils de David, aie pitié de moi !"

Merci, Bartimée de nous révéler que le Seigneur nous donne de voir en vérité !

Merci, Bartimée, pour ton authentique Espérance !


Il y a quelque chose de profondément touchant dans l’évangile que nous venons d’entendre. En effet, nous nous sommes retrouvés aux portes de Jéricho et un pauvre mendiant, aveugle, dont nous ne connaissons rien, si ce n’est son nom, « Bartimée, le fils de Timée » précise l’évangéliste, lance un cri d’appel, un cri de détresse : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! » Il lance ce cri sans se soucier du qu’en dira-t-on, alors qu’on le rabroue. Et même, il insiste. Retournons aux portes de Jéricho : « Beaucoup de gens l’interpellaient vivement pour le faire taire, mais il criait de plus belle : "Fils de David, aie pitié de moi !" » On imagine tout à fait la scène ! Bartimée est vraiment le symbole de tous les pauvres et les petits qui se tournent vers le Seigneur et l’interpellent : « Aie pitié de moi ! » N’est-ce pas ce que nous avons fait au début de cette Messe ? N’est-ce pas aussi le cri de ceux qui nous entourent et qui vivent toute sorte de pauvreté tant matérielle qu’humaine ou spirituelle ?

La foule est comme une barrière entre Jésus et ce pauvre Bartimée. Mais elle n’empêche nullement l’Espérance de celui-ci d’aller jusqu’au bout de son désir dans un appel incessant : « Aie pitié de moi ! » Que peut représenter cette foule pour nous aujourd’hui. Certes dans nos vies, il y a nos habitudes et nos pulsions, notre sensibilité et nos peurs, qui peuvent anesthésier notre désir de nous approcher de Jésus en lui faisant confiance. Vis-à-vis de nos frères, nous pouvons être nous-mêmes des barrières qui les empêchent de s’approcher du Seigneur. Osons nous interroger. Osons être dans la vérité. Osons nous mettre sous la lumière du Seigneur. La Miséricorde n’a de prise sur notre vie que si nous acceptons d’être dans la vérité. En d’autres termes, n’ayons pas peur de cette vérité, car si nous pouvons être éventuellement un peu humiliés, cela ne nous retirera pas la confiance et l’espérance en Dieu riche en Miséricorde. Nous savons, de certitude de foi, que le Seigneur nous fait miséricorde avant même que nous ayons crié vers lui, avec Bartimée : « Aie pitié de moi ! »

D’ailleurs regardons comment réagit le cœur de Jésus. Cette réaction ne peut que nous ouvrir à l’Espérance. Ou plutôt, cette réaction du cœur de Jésus est l’expression même du désir de Miséricorde du Père. Par-dessus la foule, ou plutôt par la médiation de la foule qui vient d’essayer de faire taire Bartimée, Jésus s’arrête et demande qu’on l’appelle. Il y a une réponse à la supplication de Bartimée et un retournement du cœur de ceux qui sont dans la foule : ceux qui voulaient le faire taire lui disent maintenant : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. » Chers frères et sœurs, remarquez avec moi ce retournement. Et qu’est-ce qui a permis à la foule de faire cette invitation à la confiance ? C’est l’Espérance de ce pauvre aveugle, mendiant, Bartimée. Dans notre vis missionnaire, nous avons parfois envie de nous décourager et pourtant Bartimée nous invite à vivre une Espérance inébranlable parce que nous savons que le Seigneur répondra à notre appel. Et c’est le témoignage de cette Espérance qui retourne les cœurs. Alors, au cours de cette Messe demandons au Seigneur de faire grandir dans notre vie, l’Espérance. Qu’elle soit inébranlable. Dieu est à l’œuvre. Il nous fait miséricorde. Il veut faire miséricorde à tous les hommes.

Mais continuons notre méditation. Jésus répond à la confiance de Bartimée. Celui-ci a dépassé tous les obstacles et son Espérance le fait bondir vers le Seigneur. L’Espérance nous donne de pouvoir avancer quelque soit ce que nous portons et ce que nous vivons. En accueillant le Christ dans notre vie, nous accueillons celui qui est le Chemin qui mène vers le Père, celui qui donne sens à notre vie puisqu’il nous révèle la Vérité, celui nous ouvre à la plénitude de notre vocation à la Vie éternelle. « Et Jésus lui dit : "Va, ta foi t’a sauvé." Aussitôt l’homme se mit à voir, et il suivait Jésus sur la route. » Alors, comme Bartimée, nous aussi bondissons vers Jésus, osons lui dire ce que nous désirons et accueillons l’œuvre de sa miséricorde dans notre vie. Alors, nous marcherons en vérité avec le Seigneur Jésus dans la confiance et dans l’amour. Alors nous donnerons à nos frères de le reconnaître.

Chers frères et sœurs bien aimés, sainte Jeanne Jugan vivait au milieu des novices à la fin de sa vie. Elle leur disait : « Allez trouver Jésus à la chapelle lorsque vous serez à bout de patience. Dites lui, mon bon Jésus vous savez ce qui se passe, je n’ai que vous qui savez tout. Puis allez, ne vous souciez pas, il suffit que vous l’ayez dit au bon Dieu, il a bonne mémoire ! » Merci, Bartimée, merci sainte Jeanne Jugan, merci à tant de saints, de nous inviter à cette confiance en Jésus qui jamais ne nous décevra. Alors, n’ayons pas peur de déposer au pied de Jésus, dans l’adoration, ce que nous désirons, il a bonne mémoire !

Amen

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