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      Pourquoi adorer ? Qu’est-ce qu’adorer ?

Pourquoi adorer ? Qu’est-ce qu’adorer ?

Ces deux questions s’appellent l’une l’autre. On pourrait y répondre en disant tout simplement : on adore parce que Dieu est Dieu !


Mais allons plus en profondeur et pour cela ouvrons cet ouvrage majeur qu’est le Catéchisme de l’Église Catholique. Deux passages viennent nous éclairer sur la démarche d’adoration.

« De la vertu de religion, l’adoration est l’acte premier. Adorer Dieu, c’est le reconnaître comme Dieu, comme le Créateur et le Sauveur, le Seigneur et le Maître de tout ce qui existe, l’Amour infini et miséricordieux. « Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et c’est à lui seul que tu rendras un culte « (Lc 4, 8) dit Jésus, citant le Deutéronome (6, 13). » (n° 2096)

« L’adoration est la première attitude de l’homme qui se reconnaît créature devant son Créateur. Elle exalte la grandeur du Seigneur qui nous a fait (cf. Ps 95, 1-6) et la toute-puissance du Sauveur qui nous libère du mal. Elle est le prosternement de l’esprit devant le « Roi de gloire « (Ps 24, 9-10) et le silence respectueux face au Dieu « toujours plus grand « (S. Augustin, Psal. 62, 16). L’adoration du Dieu trois fois saint et souverainement aimable confond d’humilité et donne assurance à nos supplications. » (n° 2628)

Ainsi, l’adoration est vraiment la démarche première du croyant qui ouvre toute sa personne à Dieu créateur et rédempteur de l’homme. C’est véritablement reconnaître la présence agissante du Seigneur qui désire que tout homme puisse accomplir sa vocation : vivre dans une communion plénière avec Dieu. « Quand tout sera sous le pouvoir du Fils, il se mettra lui-même sous le pouvoir du Père qui lui aura tout soumis, et ainsi, Dieu sera tout en tous. » (1Co 15, 28).

Dans l’évangile, Jésus nous révèle le désir profond du Père. Ce désir est pour aujourd’hui, pour tous les temps : « L’heure vient - et c’est maintenant - où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. » (Jn 4, 23-24). Ces versets de saint Jean nous montre que le Père cherche des adorateurs non point pour satisfaire son « aura », mais parce qu’il sait que c’est l’attitude authentique de l’homme qui est appelé à aimer et qui grandit grâce à une relation personnelle et vraie avec Dieu. La connaissance de Dieu conduit à l’adoration.

Or, en Jésus, le Fils bien-aimé du Père, Dieu se fait homme. C’est pourquoi, dans l’Incarnation, le Seigneur nous ouvre le chemin vers le Père. Si nous désirons répondre à la volonté du Père de trouver des adorateurs en esprit et vérité, il nous faut passer par le Christ. Encore une fois, mettons nous à l’école de l’évangile selon saint Jean. Nous sommes au moment cruciale des chapitres qu’on appelle parfois le « Testament de Jésus » :

« Thomas lui dit : "Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ; comment pourrions-nous savoir le chemin ?" Jésus lui répond : "Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. " Philippe lui dit : "Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. " Jésus lui répond : "Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : ’Montre-nous le Père’ ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; mais c’est le Père qui demeure en moi, et qui accomplit ses propres œuvres. Croyez ce que je vous dis : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne croyez pas ma parole, croyez au moins à cause des œuvres. Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père". » (Jn 14, 5-12)

Ces versets nous montrent que nous prosterner devant Jésus, comme ont pu le faire ceux qui ont été guéris par lui (cf par exemple, en Lc 17, 16, le lépreux qui vient rendre grâce pour sa guérison), c’est nous prosterner devant Dieu. C’est la porte d’entrée d’une adoration en esprit et en vérité du Père riche en Miséricorde. Adorer le Christ présent dans le Saint Sacrement, c’est véritablement suivre le Chemin qui nous mène au Père.

Dans l’Eucharistie, le Seigneur nous laisse le mémorial de sa Passion. Ainsi que l’écrit le Catéchisme de l’Église Catholique : « L’Eucharistie est le mémorial de la Pâque du Christ, l’actualisation et l’offrande sacramentelle de son unique sacrifice, dans la liturgie de l’Église qui est son Corps » (n° 1362). Or au cœur de la célébration de l’Eucharistie, il y a ce sommet qu’est la consécration. Nous entendons alors les paroles mêmes de Jésus : « Ceci est mon Corps » – « Ceci est mon sang ». Jésus est alors réellement présent sur l’autel. « C’est par la conversion du pain et du vin au le Corps et au Sang du Christ que le Christ devient présent en ce sacrement. Les Pères de l’Église ont fermement affirmé la foi de l’Église en l’efficacité de la Parole du Christ et de l’action de l’Esprit Saint pour opérer cette conversion » (CEC, n° 1375).

ElévationAu cours de la Messe, nous confessons notre foi en la présence réelle de Jésus dans le Saint Sacrement de l’autel, sous les espèces du pain et du vin. Nous le vivons d’ailleurs d’une manière particulière au moment de l’élévation pendant laquelle le Seigneur est élevé de terre et présenté à notre adoration. Après la Messe, l’Eucharistie est conservée d’une manière digne au Tabernacle. A l’origine, cela était pour pouvoir porter la communion aux malades et à ceux qui étaient absents de la célébration eucharistique. Jésus a voulu rester présent au milieu de nous pour que nous puissions nous approcher de Lui. Le Catéchisme de l’Église Catholique nous parle de convenance de cette présence de Jésus :

« Il est hautement convenable que le Christ ait voulu rester présent à son Église de cette façon unique. Puisque le Christ allait quitter les siens sous sa forme visible, il voulait nous donner sa présence sacramentelle ; puisqu’il allait s’offrir sur la Croix pour nous sauver, il voulait que nous ayons le mémorial de l’amour dont il nous a aimés " jusqu’à la fin " (Jn 13, 1), jusqu’au don de sa vie. En effet, dans sa présence eucharistique il reste mystérieusement au milieu de nous comme celui qui nous a aimés et qui s’est livré pour nous (cf. Ga 2, 20), et il le reste sous les signes qui expriment et communiquent cet amour. » (n° 1380)

Mais au cours des temps, l’Église approfondissant sa foi en la présence réelle de Jésus a pris conscience de l’importance de la prière silencieuse d’adoration auprès du Seigneur ainsi qu’il l’a demandé à ses disciples au moment de Gethsémani : « Priez, pour ne pas entrer en tentation » (Lc 22, 40).
Alors, saurons-nous répondre à cet appel de Jésus ? En tout cas, cette demande l’Église y répond et le Pape Benoît XVI nous y encourage en montrant le lien entre célébration de l’Eucharistie et adoration :

« Dans l’Eucharistie, le Fils de Dieu vient à notre rencontre et désire s’unir à nous ; l’adoration eucharistique n’est rien d’autre que le développement explicite de la célébration eucharistique, qui est en elle-même le plus grand acte d’adoration de l’Église. Recevoir l’Eucharistie signifie se mettre en attitude d’adoration envers Celui que nous recevons. C’est ainsi, et seulement ainsi, que nous devenons un seul être avec Lui et que nous goûtons par avance, d’une certaine façon, la beauté de la liturgie céleste. L’acte d’adoration en dehors de la Messe prolonge et intensifie ce qui est réalisé durant la Célébration liturgique elle-même. En fait, "ce n’est que dans l’adoration que peut mûrir un accueil profond et vrai. Et c’est bien par cet acte personnel de rencontre avec le Seigneur que mûrit ensuite la mission sociale qui est renfermée dans l’Eucharistie et qui veut briser les barrières non seulement entre le Seigneur et nous, mais aussi et surtout les barrières qui nous séparent les uns des autres". » (Benoît XVI, Exhortation Post-Synodale Sacramentum Caritatis sur l’Eucharistie source et sommet de la vie et de la mission de l’Église, 2007, n° 66).

Alors, pourquoi adorer ? Parce que Dieu est Dieu et qu’il nous attend ! « Il est là dans le Sacrement de son Amour », nous dit le saint Curé d’Ars, et qui nous invite alors : « Approchez-vous de Dieu, il s’approche de vous ».

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