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      Adorer : S’approcher du trône de la Miséricorde !

Adorer : S’approcher du trône de la Miséricorde !

L’annonce de la foi chrétienne est une annonce de la miséricorde divine. L’Église a pour mission de l’annoncer. Le monde en a un besoin urgent aujourd’hui. Dans l’adoration, nous faisons l’expérience de l’oeuvre de miséricorde de Dieu pour nous. Cette expérience, il veut que tout homme puisse la faire.


« Nul n’est monté au ciel, hormis celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, ainsi faut-il que soit élevé le Fils de l’homme, afin que quiconque croit ait par lui la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle. Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. » (Jean 3, 13-17)

Dans ces versets, Jésus annonce de fait sa passion. Il reprend le mouvement de l’Incarnation – le Fils de l’homme est descendu du ciel –, et nous ouvre à la réalité profonde de la Rédemption – le Fils de l’homme sera élevé et donne la vie éternelle à ceux qui croient. C’est vraiment le dessein universel du salut qui nous est ici pleinement révélé.

« Et moi, une fois élevé de terre, j’attirerai tous les hommes à moi » (Jean 12, 32)

En considérant ce verset, le Catéchisme de l’Église Catholique écrit au numéro 542 :

« Le Christ est au cœur de ce rassemblement des hommes dans la " famille de Dieu ". Il les convoque autour de lui par sa parole, par ses signes qui manifestent le règne de Dieu, par l’envoi de ses disciples. Il réalisera la venue de son Royaume surtout par le grand mystère de sa Pâque : sa mort sur la Croix et sa Résurrection."Et moi, élevé de terre, j’attirerai tous les hommes à moi" (Jn 12, 32). A cette union avec le Christ tous les hommes sont appelés. »

Aussi avec Marie debout au pied de la Croix, levons les yeux vers le Seigneur crucifié. Jésus vient de remettre l’esprit. Et voilà qu’un garde s’approche afin de s’assurer de la mort du Seigneur. Écoutons ce que nous saint Jean, qui nous rapporte la scène :

« Comme c’était la Préparation, les Juifs, pour éviter que les corps restent sur la croix durant le sabbat – car ce sabbat était un grand jour –, demandèrent à Pilate qu’on leur brisât les jambes et qu’on les enlevât. Les soldats vinrent donc et brisèrent les jambes du premier, puis de l’autre qui avait été crucifié avec lui. Venus à Jésus, quand ils virent était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais l’un des soldats, de sa lance, lui perça le côté et il sortit aussitôt du sang et de l’eau. » (Jean 19, 31-34)

C’est du cœur transpercé du Seigneur, que jaillissent tous les sacrements de l’Église, signes efficaces dans notre vie de l’Amour de Dieu pour chaque homme. Contemplant ce cœur aimant, le Catéchisme de l’Église Catholique écrit au numéro 478 :

« Jésus nous a tous et chacun connus et aimés durant sa vie, son agonie et sa passion et il s’est livré pour chacun de nous : "Le Fils de Dieu m’a aimé et s’est livré pour moi" (Ga 2, 20). Il nous a tous aimés d’un cœur humain. Pour cette raison, le Cœur sacré de Jésus, transpercé par nos péchés et pour notre salut (cf. Jn 19, 34), "est considéré comme le signe et le symbole éminents... de cet amour que le divin Rédempteur porte sans cesse au père éternel et à tous les hommes sans exception". »

En d’autres termes, ce cœur transpercé de Jésus est vraiment la source de la Miséricorde divine déversée à flot continue sur le monde. Cette source est inépuisable et nous sommes tous appelés à aller y puiser avec confiance.
L’évangile nous a appris qu’au pied de la croix se tenait Marie et le disciple que Jésus aimait. Or, nous avons également vu que Jésus apporte le salut à toute l’humanité. Cela ne veut-il pas dire que tout homme, et donc chacun d’entre nous, est appelé à être DISCIPLE BIEN AIMÉ du Seigneur ?

Si nous revenons au point de départ de notre réflexion, nous avons considérer l’élévation du Seigneur Jésus. Certes, il s’agit de la Croix. Il s’agit également de l’Ascension du Seigneur. Mais, pour nous aujourd’hui, comment nous laisser attirer par Jésus élevé de terre ? Cela se vit dans l’ADORATION où les disciples bien-aimés que nous sommes peuvent venir comme aimantés par le Christ élevé de terre !

Essayons de percevoir ce à quoi nous sommes appelés.

Au cœur de la Messe, il y a l’élévation de l’hostie et du calice après la consécration des espèces du pain et du vin. Le Corps et le Sang du Seigneur sont présentés aux fidèles afin qu’ils puissent adorer. A ce moment-là, osons lever les yeux vers Celui qui s’offre au Père et à chacun d’entre nous par amour, « pour la Gloire de Dieu et le Salut du monde », avant de nous unir à Lui dans la communion.

« Dans l’Eucharistie, en effet, le Fils de Dieu vient à notre rencontre et désire s’unir à nous ; l’adoration eucharistique n’est rien d’autre que le développement explicite de la célébration eucharistique, qui est en elle-même le plus grand acte d’adoration de l’Église. Recevoir l’Eucharistie signifie se mettre en attitude d’adoration envers Celui que nous recevons. C’est ainsi, et seulement ainsi, que nous devenons un seul être avec Lui et que nous goûtons par avance, d’une certaine façon, la beauté de la liturgie céleste. L’acte d’adoration en dehors de la Messe prolonge et intensifie ce qui est réalisé durant la Célébration liturgique elle-même. En fait, "ce n’est que dans l’adoration que peut mûrir un accueil profond et vrai. Et c’est bien par cet acte personnel de rencontre avec le Seigneur que mûrit ensuite la mission sociale qui est renfermée dans l’Eucharistie et qui veut briser les barrières non seulement entre le Seigneur et nous, mais aussi et surtout les barrières qui nous séparent les uns des autres" » (Benoît XVI, Exhortation Apostolique Post-Synodale sur L’Eucharistie source et sommet de vie et de la mission de l’Église, n° 66).

Lors des temps d’adoration, le Saint Sacrement est alors présenté aux fidèles en étant élevé et placé dans un ostensoir afin que tous puisse le voir. Chacun est appelé à se laisser attirer par le Seigneur élevé de terre réellement présent dans le Saint Sacrement. De plus, dans les temps d’adoration nous nous approchons du Seigneur et donc de son Cœur qui a été transpercé sur la croix.

Adorer, c’est vraiment s’approcher de la source de la Miséricorde qu’est le Cœur du Christ ! Prendre le temps d’adorer c’est véritablement laisser la Miséricorde du Seigneur faire son œuvre dans notre vie.

Le plus bel exemple de l’œuvre de la Miséricorde dans l’Évangile, c’est la parabole du fils prodigue, du fils perdu et du père miséricordieux (Luc 15, 11-32). Dans son attitude le père ne considère pas son fils comme un raté, il ne l’écrase pas bien au contraire, il le relève. Il le rétablit dans sa dignité de fils. C’est cela l’œuvre de Miséricorde : être rétabli dans notre grandeur et ainsi être re-valorisé. « Ce n’est qu’à la lumière d’une totale bienveillance de Dieu que l’homme peut voir sa misère, ses manquements, le fardeau de ses dons dilapidés, sans être écrasés sous leur poids. Chacun peut ainsi reconnaître ses défaillances, sans les refouler. Le Père rend possible cette relation de confiance, qui permet à l’homme d’accepter de voir ses manquements en vérité, et de commencer une vie nouvelle » (1) .

Lors de l’adoration nous est donné de pouvoir nous approcher de Jésus qui véritablement l’incarnation de la Miséricorde du Père. En venant l’adorer, Jésus agit avec nous comme le père de la parabole du fils prodigue. Il se penche vers nous et nous relève. En levant les yeux vers lui, nous découvrons sont Cœur transpercé d’où jaillit la Miséricorde infinie du Père. Nous sommes alors devant le Trône de la Miséricorde d’où le Christ nous tend une main secourable et nous dit : « Mon enfant bien-aimé, je suis heureux que tu sois là présent, que veux-tu que je fasse pour toi ? » « Miséricorde ! Seigneur ! »

(1) Cardinal Christoph Schönborn, Nous avons obtenu miséricorde, Parole et Silence, p. 24.

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