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          Soyons fou....!

Soyons fou....!

Homélie du 28ème Dimanche du Temps Ordinaire - 9 octobre 2011 - Matthieu 22, 1-14

L’évangile de ce dimanche nous met face à une parabole du Royaume : « Le Royaume des cieux est comparable à un roi qui célébrait les noces de son fils ». La pointe de l’enseignement du Seigneur est résumée dans le dernier verset que nous venons d’entendre : « Certes, la multitude des hommes est appelée, mais les élus sont peu nombreux ».

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Participer aux noces du fils du roi est un appel qui est lancé, une invitation qui est lancée. Et d’ailleurs remarquons que devant une telle invitation, l’interlocuteur est appelé à se positionner : « Il envoya ses serviteurs pour appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir ».

Une double réalité est ici présente sous nos yeux : la finalité de l’appel qu’est la participation aux noces ; l’envoi en mission qui conduit à une réponse de la part des personnes rencontrées. Méditons quelques instants sur ces deux dimensions.

Disciples du Seigneur Jésus, nous savons que le but de notre vie est de participer à la fête du Royaume. Ce sont les noces de l’Agneau dans lesquelles nous avons été plongées au jour de notre baptême et que nous célébrons à chaque Eucharistie. En d’autres termes la célébration des noces qui nous est présentée ici, c’est la solennité pascale, le passage de Jésus qui, par sa mort et sa résurrection, nous ouvre les portes du salut, les portes de la Gloire du Ciel. Ce n’est pas simplement un article de la profession de foi, c’est le cœur de notre vie, le cœur de ce qui nous fait vivre en fidèle du Christ. C’est pourquoi, heureux sommes-nous d’être les invités au festin des noces de l’Agneau.

Cette invitation appelle comme exigence le fait de revêtir le vêtement des noces. Certes, nous sommes appelés, nous sommes invités, mais la réponse doit nous donner de transformer notre vie nous permettant ainsi de réaliser le projet d’amour de Dieu pour nous-même et donc pour nos frères les hommes. C’est la mise en œuvre de la grâce de notre baptême nous donnant de vivre en vérité de l’amour du Christ. « L’amour dans la vérité (Caritas in veritate), dont Jésus s’est fait le témoin dans sa vie terrestre et surtout par sa mort et sa résurrection, est la force dynamique essentielle du vrai développement de chaque personne et de l’humanité tout entière. L’amour – « caritas » – est une force extraordinaire qui pousse les personnes à s’engager avec courage et générosité dans le domaine de la justice et de la paix. C’est une force qui a son origine en Dieu, Amour éternel et Vérité absolue », ainsi que l’écrit Benoît XVI.

Chers frères et sœurs, cela nous ouvre à la deuxième dimension de la parabole que nous venons d’entendre. L’appel au festin des noces se passe par la médiation des serviteurs du roi. Or chacun d’entre nous, nous sommes ces serviteurs appelant au festin des noces. C’est la démarche missionnaire à laquelle nous sommes tous appelés tant par une vie toujours plus conforme au Christ, que par un témoignage explicite de notre foi. La parabole nous dit clairement que l’annonce de cette Bonne Nouvelle des Noces n’est pas automatiquement bien accueillie : « Ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent ».

De nos jours, on dirait que les uns veulent demeurer dans une vie de loisir et de plaisir tout en laissant de côté le sens profond de la vie humaine ; les autres en restent au profit financier tout en oubliant la dimension humaine de la vie économique et sociale ; enfin certains rejettent et maltraitent les disciples du Christ, dans l’indifférence générale, comme on peut le voir en certains pays du Moyen Orient ou de l’Afrique du Nord ou même dans nos pays de vieille chrétienté où la laïcité est un prétexte pour une forme de persécution silencieuse mais réelle.

Face à cette réalité, osons-nous tout de même aller de l’avant ? Aujourd’hui encore le Seigneur nous dit : « Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous rencontrerez, invitez-les au repas de noce ». Quoiqu’il arrive, même si aux yeux des hommes il n’y a pas d’efficacité ou que celle-ci est toute relative, l’envoi en mission demeure : « Allez donc ! »

Chers frères et sœurs bien-aimés, n’ayons pas peur, gardons courage et confiance, le Seigneur nous envoie pour porter la Bonne Nouvelle des Noces de son Fils Jésus avec chacun. Dieu a confiance en nous, alors ayons confiance en lui. Soyons fous en espérant en la puissance de la Divine Miséricorde.

Amen.

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