Paroisse de Lalleyriat - Le Poizat - Les Neyrolles - Nantua - 01 Ain
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          Au service du bien commun !

Au service du bien commun !

Homélie du 23ème Dimanche du Temps Ordinaire - 4 septembre 2011 - Matthieu 18, 15-20

Afin d’entrer dans les versets de cet évangile, il nous est bon de nous rappeler que ce que développe saint Matthieu se situe au sein de la communauté ecclésiale. La charité fraternelle est appelée à être vécue grâce et par le Seigneur qui est présent au cœur de l’Église : « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux ».


Il y a donc une dimension profondément christologique dans la circulation d’amour miséricordieux que nous sommes appelés à vivre au cœur de l’Église. C’est en ayant cela présent à l’esprit que nous pourrons entrer plus en profondeur dans ce que nous donne la liturgie de l’Église en ce jour.

Alors, mettons-nous en marche pour accueillir cette parole du Seigneur.
Tout d’abord, remarquons que Jésus parle d’un frère : « Si ton frère a commis un péché ». La fraternité nous renvoie à deux réalités importantes. Il y a en premier lieu les origines  : si nous sommes frères c’est que nous avons un même Père ! Pensons-y lorsque tout à l’heure nous allons dire ensemble la prière que le Seigneur lui-même nous a enseignée. Dans un deuxième temps, la fraternité témoigne également d’un lien d’union, de communion de personne à personne. En d’autres termes, la fraternité définit une réalité familiale qui prend sa source dans une origine identique et qui s’exprime au quotidien dans des relations interpersonnelles.

Il nous est bon de nous rappeler cela. En effet, nous nous rendons ainsi compte que notre vie nous ne nous la donnons pas à nous-même mais que nous la recevons d’un autre, et ultimement nous la recevons de Dieu. De plus, nous prenons un peu plus conscience que nous avons besoin les uns des autres pour pouvoir être pleinement nous-même. « Fils d’homme, a dit le prophète Ézéchiel, je fais de toi un guetteur pour la maison d’Israël ».

Dans un deuxième temps, remarquons que notre frère peut se trouver dans une situation de souffrance, de blessure. Cette situation non seulement le marque lui-même mais touche également les relations, les rapports que nous pouvons avoir avec lui et de ce fait les liens qu’il a avec Dieu Lui-même. Oui, chers frères et sœurs, notre péché non seulement nous blesse mais également blesse le corps du Christ qu’est l’Église et l’Alliance qui est scellée dans le Sang du Christ avec le Père.

Alors, que faire ?

Jésus nous invite à la patience, à l’accompagnement pédagogique, à un cheminement médicinal. Première étape : être seul à seul ; puis à plusieurs ; enfin toute la communauté. Jésus nous dit ainsi d’une manière très clair que nous devons vivre la voie éminente de l’unité qui passe par la charité, par l’amour fraternelle s’exprimant dans le pardon demandé et reçu. Nous sommes responsables, chacun suivant nos charismes propres, de cette unité de l’Église et en même temps, la communion qui nous unit est un don que nous fait l’Église. Alors, ne la blessons pas mais veillons à l’agrandir, à la faire vivre. Nous sommes les membres d’un même Corps, même si nous sommes différents, profondément différents. Chacun et tous ensemble, comme dans une symphonie, nous concourrons à la vie de l’Église, au salut du monde et à la gloire de Dieu.

En ces temps où l’individualisme laisse à penser que l’intérêt particulier prime sur l’intérêt général, l’évangile vient nous rappeler que nous sommes pleinement responsables de la vie du groupe auquel nous appartenons. Nous le sommes non seulement en accueillant nos frères et sœurs qui nous entourent mais également en apportant nos qualités, nos charismes, au service de la communauté afin qu’elle vive de l’amour qui vient de Dieu. « Si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quelque chose, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux », nous dit Jésus.

Chers frères et sœurs bien-aimés, en ce début d’année prenons le temps de nous mettre sous le regard de Dieu. Demandons-lui de nous aider à discerner les charismes qui sont les nôtres. Demandons-lui de nous donner le courage de les mettre au service de la vie de notre groupement paroissial dans la catéchèse, la visite des malades, les différentes missions en lien avec la liturgie, la prière du chapelet ou de l’adoration, etc. Que Notre Dame soit l’étoile qui éclaire notre discernement et notre route.

Amen

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