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          Être sage ou fou ! Pour un itinéraire spirituel !

Être sage ou fou ! Pour un itinéraire spirituel !

Homélie du 32ème Dimanche du Temps Ordinaire - 06 Novembre 2011 - Matthieu 25, 1-13

Dans cette magnifique parabole des dix jeunes filles, le Seigneur met sous nos yeux toute une pédagogie de la vie spirituelle. Cette pédagogie s’enracine dans le désir profond du Seigneur exprimé dès la première phrase : « Le Royaume des cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe et s’en allèrent à la rencontre de l’époux ».


La vie spirituelle est vraiment une invitation à participer au Royaume qui est la rencontre avec l’Époux, le Christ. Pour cela, il faut se préparer, ce qui nous est manifesté par le fait que ces jeunes filles prennent une lampe et, on peut imaginer, ce qui est nécessaire avec. La suite de la parabole nous montrera qu’il n’en est rien et que notre participation au Royaume dépend aussi de notre attitude personnelle.

Il y a dans cette parabole comme trois étapes : un appel gratuit à aller à la rencontre de l’époux ; une attente avec des attitudes particulières suivant que ces jeunes filles sont prévoyantes ou insensées ; une rencontre avec l’Époux qui est réalisable pour les jeunes filles prêtes ou impossible pour celles qui arrivent en retard. L’enseignement est alors très fort : « Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure ». Remarquons qu’à l’origine l’invitation est la même pour chacune mais que la manière d’y répondre diffère car « cinq étaient insensées, et cinq étaient prévoyante : les insensées avaient pris leur lampe sans emporter d’huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leur lampe, de l’huile en réserve ».

Il en va de même dans la vie spirituelle de chaque homme en général et de chacun d’entre nous en particulier. En effet, ainsi que nous l’exprime avec force le Concile Vatican II dans sa constitution sur la Révélation Divine (n° 2) : « Il a plu à Dieu dans sa bonté et sa sagesse de se révéler en personne et de faire connaître le mystère de sa volonté (cf. Ep 1, 9) grâce auquel les hommes, par le Christ, le Verbe fait chair, accèdent dans l’Esprit Saint, auprès du Père et sont rendus participants de la nature divine (cf. Ep 2, 18 ; 2 P 1, 4). Par cette révélation, le Dieu invisible (cf. Col 1, 15 ; 1 Tm 1, 17) s’adresse aux hommes en son surabondant amour comme à des amis (cf. Ex 33, 11 ; Jn 15, 14-15), il s’entretient avec eux (cf. Ba 3, 28) pour les inviter et les admettre à partager sa propre vie ». Dans la Révélation, il y a un appel qui est adressé à tout homme et auquel chacun est appelé à répondre.

Chers frères et sœurs, le Seigneur vient nous parler dans un authentique dialogue à la fois personnel et communautaire afin de nous montrer, de nous révéler le bonheur qu’il nous propose : partager sa propre vie en accueillant sa Parole, le Verbe de Dieu, c’est-à-dire l’Époux, le Christ Jésus. Et les pères conciliaires diront : « La profonde vérité que cette Révélation manifeste, sur Dieu et sur le salut de l’homme, resplendit pour nous dans le Christ, qui est à la fois le Médiateur et la plénitude de toute la Révélation » (Dei Verbum, n° 2).

La deuxième étape dans la vie spirituelle nous engage à être prêts, à veiller. Cette attente ne peut se vivre que dans la confiance et dans l’amour. C’est ce que nous voyons dans l’évangile. En effet, les jeunes filles sages font confiance parce qu’elles savent que l’époux va venir. Elles attendent dans l’amour car elles ont pris l’huile nécessaire pour pouvoir garder leurs lampes allumées. Cette huile, c’est non seulement chercher à vivre une authentique relation à Dieu en le servant chaque jour dans la prière, la lecture de la Parole de Dieu, la célébration des sacrements ; mais également savoir reconnaître et accueillir le Seigneur dans le service de nos frères. Pour exister, cette vie chrétienne requiert la grâce de Dieu, « ainsi que les secours intérieurs du Saint-Esprit qui touche le cœur et le tourne vers Dieu, ouvre les yeux de l’esprit et donne ″à tous la douce joie de consentir et de croire à la vérité″. » (Dei Verbum, n° 5).

Enfin, dans notre vie avec le Christ, il y a l’importance de la rencontre, l’expérience de la présence agissante de Jésus qui nous fait alors entrer « dans la salle des noces ». Il s’agit alors d’accueillir le Seigneur qui se donne dans sa Parole et dans son Corps livré pour nous. Nous le vivons à chaque Messe, c’est pourquoi la Messe est la source et le sommet de toute vie chrétienne, pour reprendre les mots du Concile que le Pape Jean-Paul II a prolongés en disant que l’Eucharistie est la source et le sommet de toute la vie de l’Église.

Chers frères et sœurs bien-aimés, la parabole que nous venons d’entendre nous révèle trois étapes du cheminement de notre vie chrétienne. Alors ouvrons notre cœur pour entendre l’appel de l’Époux. N’ayons pas peur de nous mettre en marche en veillant. La joie des noces nous est promise et nous la vivons à chaque Eucharistie.

Amen.

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