Paroisse de Lalleyriat - Le Poizat - Les Neyrolles - Nantua - 01 Ain
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        Miséricorde !

Miséricorde !

" Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller. Mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds. Allez chercher le veau gras, tuez-le ; mangeons et festoyons. Car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. " (Luc 15, 1-3.11-32)


Ces versets que nous venons d’entendre ne sont-ils pas l’expression la plus grande de ce qu’est l’Évangile ? En effet, qui ne serait pas ému en voyant ce père aller à la rencontre de son fils perdu, mort qui est revenu à la vie ? Ce père qui va également aller chercher son fils ainé afin de lui faire partager la joie du retour de son frère. N’est-ce pas une merveilleuse Bonne Nouvelle qui est ici sous nos yeux ? C’est vraiment l’Évangile à l’état pur ! Ce père, c’est Dieu lui-même qui vient à notre rencontre pour nous donner d’entrer dans la joie de l’Alliance. Ce père, c’est Dieu lui-même qui ose se déplacer pour nous accueillir et nous serrer dans ses bras. Ce père, c’est Dieu qui vient nous expliquer le sens profond de sa miséricorde qui est humainement incompréhensible. « Il fallait bien festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! »

Au cœur de ce carême, alors que nous nous approchons de Pâques, n’est-ce pas le jour de méditer quelque peu sur ce sujet inépuisable de la Miséricorde divine ? La figure du père de la parabole nous montre que Dieu veut vraiment le salut de tous ses enfants, c’est-à-dire qu’il veut le salut de tous les hommes. Mais, il nous faut reconnaître que nous avons besoin du salut afin d’entrer dans la joie du Seigneur. Comme tous les hommes, je suis pécheurs et comme tous les hommes j’ai absolument besoin de la miséricorde de Dieu pour accueillir le salut qui m’est offert par amour. « De même que personne ne peut se donner la vie, de même personne ne peut se donner la Vie éternelle », écrit avec force le cardinal Schönborn. En d’autres termes, nous avons véritablement besoin de la miséricorde divine.

D’ailleurs, c’est ce que veut nous transmettre l’évangile de ce jour. Au cœur de cette Bonne Nouvelle, regardons la grande différence d’attitude des deux frères. Celui qui est parti au loin, reconnaît qu’il est pécheur, « Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d’être appelé ton fils... », alors que l’autre n’y arrive pas, « Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais désobéi à tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis ». Le premier s’est mis dans la disposition du cœur pour accueillir la miséricorde de son père et ainsi entrer dans la joie, alors que l’autre a du mal à faire ce cheminement et reste au dehors. Mais, le père veut faire miséricorde au deux ! N’est-ce pas réconfortant ?

Chers frères et sœurs, et nous ? Comment nous situons-nous dans cette Bonne Nouvelle de l’Évangile qui nous annonce la Miséricorde du Père ? Je pense que chacun nous nous situons comme dans un juste milieu du style : « Je ne suis pas trop mal, mais j’ai quand même besoin du pardon de Dieu ! » Certes, prendre conscience de la miséricorde ne supprime pas la réalité même du mal et du péché. Le fils qui revient vers le père le dit très clairement : « J’ai péché ! » Mais, il entre dans la confiance car il sait que son père l’aime et lui fait confiance. Il sait qu’il va être accueilli et il est prêt à assumer les conséquences de ses actes : « Je ne mérite plus d’être appelé ton fils. Prends-moi comme l’un de tes ouvriers ». Il entre dans l’Espérance car il sait que le salut lui est donné. Mais, l’amour du père va au-delà de son espérance puisqu’il est rétabli dans sa dignité d’enfant bien-aimé.

Il en va de même pour chacun d’entre nous. Lorsque nous nous reconnaissons pécheurs, lorsque nous allons recevoir personnellement le pardon de Dieu dans le sacrement de réconciliation, lorsque nous faisons l’expérience de la miséricorde de Dieu, alors nous sommes rétablis dans notre dignité d’enfant de Dieu. Alors, n’ayons pas peur de faire un retour sur nous-mêmes afin de découvrir plus en profondeur que nous avons réellement besoin d’être sauvés et que Dieu veut nous faire miséricorde !

Chers frères et sœurs bien-aimés, cette grâce de conversion et de pardon que nous attendons, elle n’est pas donnée d’une manière arbitraire, elle nous est offerte et elle se demande avec confiance dans la prière et l’offrande de nous-mêmes. En quelque sorte, Dieu attend que nous allions chercher sa miséricorde. Alors, même si cela nous coûte, n’ayons pas peur de nous mettre en marche comme le fils qui revient vers le père riche en miséricorde.

Amen.

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