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        Jeanne Jugan à Saint-Servan (1817-1839)

Jeanne Jugan à Saint-Servan (1817-1839)

A Saint-Servan, Jeanne fait ses premiers pas vers les pauvres.


Saint-Servan : A l’hôpital du Rosais

C’est au cours de l’année 1817 que Jeanne quitte la maison familiale de Cancale et vient s’installer à Saint-Servan, petite commune à côté de Saint-Malo. Elle a 25 ans. Elle ne sait pas encore ce que Dieu attend d’elle, mais elle reste disponible. Attirée par le service des pauvres et elle désire se mettre à leur service. Elle voulait être pauvre avec eux. C’est pourquoi, elle laisse tout ce qu’elle a d’élégant à ses sœurs.

La ville de Saint-Servan était très déshéritée. Pratiquement la moitié de la population était inscrite au bureau de bienfaisance et de nombreux mendiants faisaient la manche auprès des quelques personnes plus aisées. Jeanne entre, comme aide-soignante, à l’hôpital du Rosais, le seul hôpital de la ville où s’entasse malades et indigents.

Pendant six ans environ, Jeanne se dévoua auprès des malades et des enfants trouvés et abandonnés. Le travail était rude, épuisant. Étant allé au bout de ses forces, Jeanne quitta son travail en 1823.

Pendant ces années, elle s’est appuyée sur sa foi vive qu’elle cherche à nourrir et à approfondir. D’ailleurs, en 1817, pendant cinq semaines, une mission paroissiale est prêchée à l’église de Saint-Servan. Elle adhère alors au tiers ordre fondé par saint Jean Eudes, dont la spiritualité est tout orientée vers une foi chrétienne de cœur vécue dans une relation aimante avec le Seigneur et une charité « tendre et active » envers tous.

Les femmes qui composaient cette société menaient une sorte de vie religieuse à la maison, et s’assemblaient régulièrement pour des réunions de prière et de partage. Elles avaient une discipline de vie et de prière quotidienne. On cherchait à entrer dans une communion de pensée, de sentiments, d’intentions avec le Cœur de Jésus et de Marie, afin d’aimer en vérité. « Une véritable fille du très saint Cœur de Marie (…) ne demande point à aller à l’église, aux cérémonies religieuses, lorsque sa présence est nécessaire ailleurs (…). D’une charité tendre et active, qui s’étend jusqu’où elle peut (…), elles aiment les pauvres, les simples, parce que Jésus-Christ et la Sainte Vierge les ont aimés… », disait la règle de la Société du Cœur de la Mère admirable.

Jeanne fut membre de ce tiers ordre pendant vingt années. Dieu continue à façonner son cœur.

L’attente : Temps de pause et de maturation

Ayant quitté l’hôpital du Rosais, Jeanne trouve un nouvel emploi. Une certaine mademoiselle Lecoq, de vingt ans son aînée, et qui était certainement membre du tiers ordre, la prend comme servante et comme amie. Toutes deux vécurent douze années une vie commune rythmée par la prière, les tâches domestiques, la présence aux pauvres, la catéchèse des enfants.
Les années passent et Jeanne ne sait toujours pas quelle est cette œuvre inconnue à laquelle Dieu la destine.

En juin 1835, mademoiselle Lecoq mourut. Elle laissait à Jeanne ses meubles et une petite somme d’argent.

Avec une amie, elle loue un petit logement au centre de Saint-Servan : deux pièces à l’étage et deux autres aménagées sous les combles. Là, les deux compagnes mènent une vie assez semblable à celle que Jeanne avait avec mademoiselle Lecoq

Bientôt, une jeune fille de dix-sept ans, Virginie Trédaniel, se joint à elles. Et toute trois mènent une vie de prière et de charité.
Pour vivre, Jeanne se mit à faire des journées de travail dans des familles de Saint-Servan qui recouraient à elle : ménage, lessive, service de garde-malade… Des liens d’amitié se créèrent avec un certain nombre de personnes.

Dieu prépare son œuvre ! [1]

Notes

[1Deux ouvrages animent cette présentation de la vie de Sainte Jeanne Jugan. Eloi Leclerc, Sainte Jeanne Jugan - Tendresse de Dieu pour la Terre, DDB, p. 14 à 16. Paul Milcent, Jeanne Jugan - Fondatrice des Petites Sœurs des Pauvres, p. 9 à 14.

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