Paroisse de Lalleyriat - Le Poizat - Les Neyrolles - Nantua - 01 Ain
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          C’est un paradoxe !

C’est un paradoxe !

Dieu sonde les reins et les cœurs.


Ces versets de l’évangile de saint Luc (Parabole du pharisien et du publicain - Lc 18, 9-14) nous interpellent. Ils nous engagent à une question : Comment suis-je en face de Dieu ? Ou bien, dit en d’autres termes, comment est-ce que je perçois la sainteté de Dieu dans ma vie ? En effet, deux attitudes nous sont présentées : celle du pharisien et celle du publicain. Regardons-les quelques instants afin de recevoir l’enseignent que le Seigneur veut nous donner.

Tout d’abord le pharisien. A bien y regarder, c’est tout de même quelqu’un de bien, et je pense qu’en l’écoutant chacun peut se dire : « Moi je ne fais pas tout ça ! » « Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne », dit-il. Mais, peut-être il y a une attitude du cœur qui lui manque. Il peut être à juste titre fier de tout ce qu’il fait, mais il se tient debout en bombant le torse avec toutes ses médailles donnant à penser qu’il n’a pas besoin de Dieu et qu’il peut avancer sur le chemin de sainteté seul. Il en oublie simplement que tout cet agir magnifique, qui a du lui demander des efforts considérables pour y arriver, ne doit pas être simplement formel. Il s’agit d’entrer dans une démarche de conversion intérieure en accueillant le don de la grâce de Dieu. Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, alors que ses sœurs admiraient sa patience face à la maladie a pu affirmer que cette patience n’était pas la sienne mais celle de Jésus, « on se trompe toujours ! » disait-elle.

Le publicain, lui, face à la sainteté de Dieu n’a qu’une envi s’est de se cacher, de disparaître. Il est en quelque sorte comme saint Pierre après la pêche miraculeuse : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, je ne suis qu’un pécheur » (Luc 5, 8). Il mesurait la distance entre lui et le Seigneur Trois-Fois-Saint. Il se croyait très éloigné de la justice de Dieu, et en restait à distance. Il prend conscience que cette distance, il ne peut la franchir lui-même seul mais que c’est Dieu qui vient et descend jusqu’à lui. Comment ne pas penser à ce que disait avec son franc parler le saint curé d’Ars : « Ce n’est pas l’homme qui revient à Dieu, c’est Dieu lui-même qui court derrière l’homme pour le ramener à lui » et à un autre moment il a pu dire « Sa patience nous attend ». En fait, le publicain implore avec confiance la miséricorde que Dieu veut nous donner. Avec saint Paul, il dit au fond de son cœur : « Le Seigneur me sauvera et me fera entrer au ciel, dans son Royaume. A lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen. »

Chers frères et sœurs, Jésus met face à nous comme un miroir. Il nous dit en quelque sorte : « Regarde ces deux attitudes : ne sont-elles toutes le deux présentes dans ton cœur ? Mais comment équilibres-tu le rapport entre l’une et l’autre ? » Oui, nous sommes face à un paradoxe et il faut pouvoir tenir ensemble les deux attitudes. C’est en quelque sorte ce que nous dit Jésus au terme de l’évangile que nous venons d’entendre : « Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé ». Il ya celle qui nous fait dire : « Tu as vu, Seigneur, j’y suis arrivé » ; et l’autre qui affirme : « Seigneur, c’est toi qui y arriveras dans ma vie car sans toi je ne puis rien faire. Prends pitié de moi. » Ces deux attitudes sont comme les deux versants du paradoxe de notre vie chrétienne. Parfois on penche d’un côté et on bombe le torse, parfois on penche de l’autre et on baisse la tête. Pour avancer d’une manière juste sur le chemin de la sainteté, il faut pouvoir dire : « Et Toi et moi, Seigneur ! »

Pour tenir ensemble ces deux pans du paradoxe, nous avons vraiment besoin de la personne de Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme. Aussi, n’ayons pas peur de lever les yeux vers le Seigneur Jésus et de le contempler. N’ayons pas peur de le prier, d’agir avec lui, de le laisser agir en nous et par nous.

Chers frères et sœurs bien-aimés, tournons-nous avec confiance vers Jésus et disons avec la bienheureuse mère Térésa :

« Jésus est le Verbe fait chair. Jésus est le pain de vie. Jésus est la victime offerte pour nos péchés sur la croix. Jésus est le sacrifice offert lors de la sainte messe pour les péchés du monde et pour les miens. Jésus est la parole, à annoncer. Jésus est la vérité, à dire. Jésus est le chemin, à parcourir. Jésus est la lumière, à allumer. Jésus est la vie, à vivre. Jésus est l’amour, à aimer. Jésus est la joie, à partager. Jésus est le sacrifice, à offrir. Jésus est la paix, à donner. Jésus est le pain de vie, à manger. Jésus est l’affamé, à nourrir. Jésus est l’assoiffé, à désaltérer. Jésus est le nu, à vêtir. »

Amen.

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